Turnipseed Nature Preserve and Robertson Millpond County Park

Deux tout petits parcs, assez proches l’un de l’autre, au Sud du county, à environ 50min du centre ville de Raleigh.

Tout d’abort Robertson Millpond County Park, qui est surtout un circuit pour canoë et kayaks. Ce n’est pas particulièrement intéressant pour nous qui n’en avons pas. Mais nous y sommes allés car il était tout près de Turnipseed. Nous avons eu la chance de croiser un employé du county qui nous a longuement parlé de la faune et de la flore de ce parc et surtout de la chance d’avoir encore quelques cours d’eau préservés de l’hydrilla. C’est une algue d’origine asiatique très envahissante. D’où le point d’eau pour laver les kayak avant de les mettre dans la rivière.

Ce n’est pas le parc le plus attractif, surtout en hiver, mais j’y reviendrai avec plaisir si je trouve un petit bateau à louer ou s’ils en mettent à disposition au printemps.
On y trouve aussi pas mal d’abris pour les oiseaux et les petits mammifères, à voir au printemps donc.

 

Turnipseed Nature Preserve est un tout nouveau parc également, un peu plus sympa pour se promener, très prometteur, mais une partie du parc est encore fermée au publique, ils font des travaux pour aménager les sentiers pour les poussettes et fauteuils roulants.  Un parc idéal pour observer les oiseaux et la vie des marais.
le sentier est vraiment très court, mais j’ai bien l’intention d’y retourner dès que le parc sera agrandi. 

quelques rocs pour grimper 

 

sentier tout neuf

 

un arbre qui semble fâché de perdre sa tranquilité 

 

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Le Carême dans le rite Catholique Byzantin

Il y a quatre saisons de jeûne dans la tradition byzantine. La plus importante est, bien sûr, le temps du Carême: « le Grand Jeûne ».

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Nota Bene 
Nous avons officiellement rejoint notre paroisse byzantine en Novembre, juste à temps pour le jeûne de l’avent. Ce carême est donc seulement mon deuxième jeûne byzantin.
Notre prêtre recommande de ne choisir que certaines restrictions pour les quatre premiers temps de jeûne, et toujours par la suite d’adapter notre régime à nos besoins, tout le monde ne peut pas jeûner et prier comme un moine, il faut faire avec la saison de la vie dans laquelle nous sommes.
Comme toute restriction alimentaire, cela ne s’applique ni aux enfants, ni aux femmes enceintes ou allaitantes, ni aux personnes âgées ou malades.
la première lecture de ce dernier Dimanche avant le grand Jeûne vient de l’épitre aux Romains, chapitre 14 :

 Accueillez celui qui est faible dans la foi, sans critiquer ses raisonnements. L’un, à cause de sa foi, s’autorise à manger de tout ; l’autre, étant faible, ne mange que des légumes. Que celui qui mange ne méprise pas celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge pas celui qui mange, car Dieu l’a accueilli, lui aussi. Toi, qui es-tu pour juger le serviteur d’un autre ? Qu’il tienne debout ou qu’il tombe, cela regarde son maître à lui. Mais il sera debout, car son maître, le Seigneur, a le pouvoir de le faire tenir debout.

Le prêtre nous encourage à ne pas dévoiler notre jeûne et à nous en tenir à échanger des recettes végétaliennes, ou demander comment ça va etc. Ne pas entrer dans les détails précis du régime que l’on a discerné pour soi-même.
Je vais donc vous présenter la version entière de ce jeûne. Sachant qu’en mère de famille à temps plein, préparant à manger pour quatre petits enfants trois ou quatre fois par jour, je ne vais pas suivre le jeûne dans son entièreté.

Le Triodon, temps de réflexion et d’acclimatation. 

La saison du carême commence avant le carême proprement dit par le Triodion, c’est une transition de plusieurs semaines vers le « grand jeûne ». On vide progressivement la maison des aliments que nous ne retrouverons qu’à Pâques, et les lectures nous invitent à réfléchir à notre vie de foi, et notre attitude envers les autres.

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1-Le premier Dimanche de cette saison est le Dimanche du Publicain et du Pharisien, c’est le début de notre réflexion sur notre besoin de pardon, le péché et l’hypocrisie de notre vie. C’est aussi une semaine de fête, aucune restriction alimentaire cette semaine là (ni vendredi ni mercredi).
Le publicain et le pharisien est une référence à l’Evangile (Luc 18, 9-14) qui est lue ce Dimanche là. On y voit un homme « qui fait tout bien » se mettre au premier rang pour prier, il remercie Dieu de ne pas être un traitre publicain comme l’autre au fond, il remercie Dieu d’être si formidable et de tout bien faire. Le publicain, qui « trahit » les juifs en recevant les impôts pour les Romains, se tient tout au fond et sa prière est humble, il demande pardon à Dieu de ses fautes.

2-le Dimanche de l’enfant prodigue.

Nous écoutons l’histoire de ce jeune homme qui a dépensé tout son héritage en futilités et pleure amèrement sur son sort, et décide de revenir chez son père en tant que serviteur. Son père pleure de joie et court à sa rencontre, organise une grande fête en son honneur. Mais le frère qui était resté fidèle est jaloux .
durant la semaine nous terminons ou congelons la viande qui reste, le dimanche suivant est le dernier jour pour en manger avant Pâques.

3- le Dimanche du Jugement dernier , dimanche de l’adieu à la viande.
l’évangile nous invite à considérer la foi mise en pratique, les oeuvres corporelles de miséricorde: Nourrir ceux qui ont faim, donner à boire à ceux qui ont soif, vêtir ceux qui sont nus, accueillir les étrangers de passage, soulager les malades, visiter les prisonniers, enterrer les morts.

C’est le bon moment pour réfléchir à notre vie au quotidien, et comment incorporer davantage de ces oeuvres dans nos vies.

NB les mamans font au moins trois ou quatre de ces oeuvres plusieurs fois par jour 😉

Cette semaine là nous terminons les produits laitiers qui restent à la maison. Et préparons les plats les plus dégoulinants d’oeufs et de fromages pour la fête d’adieu au fromage le dimanche suivant.

4-la commémoration d’Adam et Eve chassés du Paradis, le Dimanche du Pardon, l’adieu au fromage. 

l‘évangile ce jour là nous parle plus précisément du jeûne « là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur « .
Le temps du Carême nous invite à nous détourner des conforts de ce monde et à rechercher une vie spirtuelle intense. A chercher ce trésor plus activement.
Nous commençons officiellement ce temps de Carême par les vèpres.

5 Les vêpres du Pardon
Je mets cette célébration à part car ça pourrait être l’équivalent du mercredi des Cendres. Il n’y a pas de Mercredi des Cendres dans le rite byzantin.
Pendant les vêpres il y a beaucoup de prostrations, c’est à dire que tout le monde se met soudain à plat ventre et touche son front par terre. Le rite byzantin contient énormément de « Seigneur prend pitié »- » Kyrie Eleison », mais encore plus ce jour là.
A la fin des vêpres du Dimanche de la commémoration d’Adam et Eve chassés du Paradis, le prêtre se tient dans la nef et demande pardon à chaque paroissien, individuellement. On commence une longue longue file de pénitence, chacun s’approche du prêtre qui dit « Pardonne-moi ma soeur/mon frère » et on répond « que Dieu te pardonne. Pardonne-moi aussi mon père. » et il répond alors »que Dieu nous pardonne tous les deux. »
Puis on vient se mettre en ligne à côté du prêtre. La personne suivante s’approche du prêtre, puis de la deuxième personne en ligne, et vient se mettre à la suite jusqu’à ce que tout le monde ait demandé pardon à tout le monde.
L’idée est que même si l’on n’a pas offensé quelqu’un personnellement, notre péché a des répercussions pour tout le monde.

Ce n’est pas hyper ritualisé, il y a des cafouillages, parfois on ne sait plus trop que répondre etc.  C’est un moment très fort. Je pense d’autant plus important dans une petite communauté où l’on finit par se taper sur les nerfs mutuellement.
Après ces vèpres le « grand jeûne  » commence officiellement.Le premier jour est appellé Pur Lundi, car c’est le premier jour de notre purification.

Le Grand Jeûne

Jeûner dans la tradition byzantine est un peu différent de la tradition latine.

Dans la tradition latine le carême dure 40 jours, depuis le mercredi des cendres jusqu’à Pâques. Les dimanches sont exclus de ce compte de 40 jours. Le jeûne stricte concerne le mercredi des cendres et le vendredi saint. la règle officielle est ne manger qu’un seul repas, simple, sans viande,  et deux petites collations. Le fameux bol de riz des écoles catholiques.
Le carême byzantin dure 40 jours du Lundi Pur au Dimanche de Lazar (équivalent du Dimanche des Rameaux) et il est suivi par le jêune de la semaine sainte. Le jeûne stricte dure donc 48 jours non-stop.

Voici toutes les règles pour le Grand Jeûne du Carême. Celui de l’avent est plus « cool »  par exemple.

-Pas de viande, ni poisson, ni produits d’origine animale comme les oeufs ou les produits laitiers, ni vin ou huile d’olive. Je pensais que le poisson était ok, mais non en fait.

Pour la petite histoire, une des raisons du développement de la bière dans les abbayes était cette règle de ne pas boire de vin.
-La première semaine on ne prend que deux repas (végétaliens donc) par jour, le matin et le midi, et rien le soir.

-les autres semaines on ne prend qu’un seul repas par jour, toujours végétalien.

-les Samedis et Dimanches on peut faire deux repas. Waouh c’est la fête. Et on peut utiliser de l’huile d’olive et du vin.

La semaine sainte le jeûne s’intensifie (!!!) On peut juste ne pas manger de toute la semaine et se contenter de pain une fois par jour et de thé.
Ceux qui mangent se contentent de légumes crus.
Les vendredis et Samedi saints tout le monde peut faire l’effort de ne rien manger, sauf un peu de pain si nécessaire.

Voilà pour les restrictions.

Mais le prêtre nous a bien prévenus que le jeûne sans la prière nous laisse à l’emprise de tous les démons. Il faut absolument prier davantage, mieux, autrement.

La vie spirituelle 

Le carême commence par un temps fort de pardon. On nous demande aussi de poursuivre cet effort en dehors de la communauté. Relire les événements de l’année écoulée et demander pardon à ceux que l’on a offensé. Et bien sûr recevoir le sacrement (mystère) de la réconciliation plusieurs fois durant le carême.

Nous sommes invités également à donner de l’argent pour l’une ou l’autre oeuvre de charité, mais aussi à donner de la nourriture pour la banque alimentaire.

Mais aussi et surtout nous devons remplacer le pain de la terre par le pain du ciel, nous nourrir, littéralement et figurativement, de la Parole de Dieu.

Pour cela nous pouvons lire les lectures de chaque jour, ce qui est souvent le cas toute l’année. Ajouter la prière des heures, prière du matin, du milieu du jour, des vêpres ou/et des complies. Si l’on saute un repas il faut absolument le remplacer par un temps de prière.
Enfin la paroisse ajoute des célébrations « pré-sanctifiées » au cours de la semaine. Ce sont des célébrations qui incluent les vêpres et la communion. Je n’ai pas encore pu y assister mais je pense en parler davantage dans un prochain article.

Je partage aussi la très belle prière de St Ephrem, que l’on dit deux fois par jour pendant le carême. Par ici pour en lire le commentaire du P Schmemann

Seigneur et Maître de ma vie,
l’esprit d’oisiveté, de découragement,
de domination et de vaines paroles,
éloigne de moi.
L’esprit d’intégrité, d’humilité,
de patience et de charité,
accorde à ton serviteur.
Oui, Seigneur et Roi,
donne-moi de voir mes fautes
et de ne pas juger mon frère,
car tu es béni aux siècles des siècles. Amen.

J’ai prévu quelques articles photos de parcs, et un autre sur la liturgie, mais à part ça je pense que je vais me limiter pendant les semaines à venir car la rédaction des articles me prend pas mal de temps mine de rien.

Bon temps de Carême à tous.

Blue jay point park- Raleigh

 

Il y a neuf parcs gérés par le county (en gros un département/canton), nous avons joué à collectionner les autocollants de chaque park :

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Dans l’ordre de la photo:

Yates Mill Pond, Historic Oak view, Crowder Park, Harris Lake, American tobacco trail, Robertson millpond, Turnipseed nature preserve et Blue Jay Point Park.

le American tobacco trail est un chemin de randonnée donc pas vraiment un parc.

Il manque ici le parc de la décharge. Il n’a pas d’autocollant car il est prévu de le renommer.

Cachez ces poubelles que je ne saurais voir.

 

Je vais essayer de mettre un parc par semaine, comme nous sommes déjà allé dans chaque parc j’ai pas mal de photos.

Le parc du geai bleu se trouve en fait à Wake Forest, juste au nord de Raleigh.C’est un parc magnifique, mais plutôt loin de chez nous. Nous n’y allons pas très souvent.

Il y a un parcours d’acrobranches (payant) qui s’appelle Go Ape. Nous n’y sommes pas allés.
Le centre d’information a une expo permanante sur la gestion de l’eau et des déchets. Il y a aussi un centre d’observation des oiseaux.

Les deux principales occupations au parc du blue jay sont les jeux et le lac. Les chemins de rando sont très courts, mais suffisant avec des petits.

Les jeux!

les jeux sont la grande attraction du parc. Il y a une structure géante en métal et plastique, mais aussi une plus petite pour les plus jeunes, un bac à sable, des jeux dits « naturels ».

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les jeux les plus grands que nous ayons trouvé jusqu’ici

jeux naturels:

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Le LAC!
Les lacs sont légion dans le county de Wake, où se trouve Raleigh. Celui ci, le lac de Falls, présente l’intérêt d’avoir du sable doré! Pyrite? je ne sais pas, mais le sable semble doré selon l’angle d’observation. En dégradé de couleurs du sable blanc et fin au gros sable rouge et doré.

 

 

Le jeûne et la sobriété heureuse- Le nutella est il diabolique?

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J’aime bien ce terme de sobriété heureuse. C’est une description parfaite de la vertu de tempérence. Le bonheur de se satisfaire de ce que l’on a.
Je trouve cela bien difficile à tenir. Et pourtant je ne pense pas être spécialement victime de la mode ou de la société de consommation.
Nous avons dû changer les pneus de notre voiture récemment, et le moyen le plus économique était de s’inscrire à Costco. C’est un peu comme « métro » mais tout le monde peut avoir la carte. Il y en a un en France maintenant, à Villebon.
Costco c’est le Buy Large du film Wall E. Ils font tout pour casser cette image de grand méchant pollueur, une jolie page sur le recyclage sur leur site, mais ça ne change pas que le principe est de faire consommer toujours plus, toujours plus.
Nous avons donc désormais une carte Costco. Ô joie. Pour acheter de grandes quantités (suremballées) de tout ce dont nous n’avons pas vraiment besoin.

L’attrait de la surconsommation 
La tentation est grande d’aller faire un tour, juste pour voir, de trouver un bon plan sur tel ou tel aliment et de stocker dans le congélateur ou le placard. Et pourtant je pense être sensibilisée à la surconsommation. A l’intérieur de l’entrepôt, comme dans tout hypermarché d’ailleurs, tout est fait pour donner envie. On voit que les gens ne manquent pas trop par le nombre de gadgets improbables qui sont en vente: des jacusi! des kits de décorations pour gâteaux alambiqués etc.

J’évite à tous prix les magasins, je fais mes courses dans un supermarché, le moins grand possible, une seule fois par semaine. Si j’ai besoin d’autre chose je vais à mon thrift store préféré, et si je ne trouve pas au bout d’un moment je cherche sur internet. Parceque j’ai un problème dans ce genre de méga surface, j’ai même plusieurs problèmes.

-déjà ça me file vite la migraine, l’éclairage, les rayons après rayons immenses qui donnent le vertige

-ça me file le cafard. Je vois les emballages, suremballages, j’imagine dans quelles conditions ça a été produit, et où ça va finir. Surtout les rayons entiers de gobelets, couverts et assiettes en plastique.

-au delà du souci écologique c’est le message subliminal, répété des millions de fois, inlassablement, qui me décourage. Ce message que pour être, il faut avoir.

Combien de fois en passant devant un tshirt rigolo ou une jolie tasse je pense « oh c’est tout Bidule ça! » ou « on dirait que c’est fait pour moi » parceque ça colle avec une petite case de nos intérêts.

C’est horripilant dans  le rayon pyjamas pour enfants. J’ai un mal fou à trouver quoique ce soit sans license. Que du star wars ou mon petit poney (que ma fille idolâtre alors qu’elle n’a jamais vu un épisode! bien joué marketting!)
Je ne vaux pas mieux que tout le monde, ça me tente aussi, quand je vois un joli kit créatif, quand je vois des graines et que je me vois déjà faire pousser un jardin d’Eden dans mon potager, j’ai envie de tout acheter aussi. On nous vend littéralement du rêve.
Et après tout pourquoi pas. Il n’y a pas de mal à créer et vendre un produit!
Ce qui me gêne c’est que le plus souvent c’est de la mauvaise qualité, le produit est entièrement créé autour de ce seul but, vendre le moment de rêve qui fait mettre le produit sur le tapis roulant de la caisse, ou dans le chariot électronique.
C’est mal fait, c’est pas trop cher,  l’emballage fait envie, on hésite moins et peu importe au fond que ce soit un produit de qualité, que ça dure dans le temps. Tout cela dans des conditions désastreuses pour les gens qui travaillent à fabriquer ces objets, et pour l’environement.
un exemple tout simple ces jouets pour enfants en plastique, qui cassent dès la première utilisation. Ou les tshirts « drôle » mal cousus et mal imprimés.

Je pense qu’il ne faut pas se voiler la face, en tout cas en ce qui me concerne, et prétendre qu’on est indifférent à ce procédé commercial, quand je vois des jolies décorations de Noël, des bibelots pour décorer la maison, des livres!! des tas de livres avec de jolies couvertures (mais la reliure est mal fichue), bien sûr que j’ai aussi envie d’acheter.
Tout est fait pour susciter l’attrait. et ce n’est pas un mal en soi! mais le problème vient de la répétition, sans cesse, du message que nous finissons par relayer sans nous en apercevoir, pour être il faut avoir. Je serai une meilleure ménagère si seulement je pouvais acheter ce robot. Je serai plus cultivée si j’achète ce beau livre.

Quel rapport avec le jeûne et la sobriété heureuse?

La sobriété heureuse, si j’ai bien compris, c’est de prendre le moment de réfléchir: ai-je besoin de ceci? et au delà de cette question, c’est tout simplement consommer différement, mieux et moins pour faire court. Mais surtout différement.
Et le jeûne c’est exactement ça! Moins et mieux.

jeûner, prier et donner

Jeûner c’est se priver, renoncer à un petit ou à un grand quelque chose. On peut jeûner de chocolat, de médias sociaux, de café, de viande etc.
Les chrétiens jeûnent pour se libérer de leurs addictions, pour se recentrer sur l’essentiel. Mais c’est toujours accompagné de prière et de don. Sans cela ça n’aurait pas de sens.
On ne peut pas faire moins sans faire mieux. ça deviendrait vite stérile. On ne se débarasse pas d’une mauvaise habitude sans en créer une nouvelle, meilleure, sinon l’ancienne revient aussi sec.

Par exemple se priver de télé prend du sens si on remplace ce temps par un jeu en famille, ou la lecture d’un livre. Pas si on regarde tristement l’écran éteint. Et ce sera même encore plus facile si on déplace la télé à la cave et qu’on la remplace par une étagère avec lesdits jeux; livres etc.

Se priver de chocolat est un bel effort, mais en soi c’est vide de sens. On peut se dire par exemple je vais prendre 5 min de prière à chaque fois que j’ouvre le placard où se range le chocolat. Remplacer une consolation physique par une spirituelle.

Le jeûne c’est la mise en pratique de renoncer à soi-même, de ne pas chercher sans cesse à se faire plaisir, mais apprendre à se contrôler.
Il me semble que c’est exactement le problème des excès de la culture dominante de nos jours. On veut tout, tout de suite, et surtout sans se fatiguer, sans faire d’effort. C’est le principe des objets à usage unique. Je connais des gens qui utilisent des couverts et assiettes en plastique tous les jours pour ne pas avoir à faire la vaisselle ou même à vider le lave vaisselle. « ça va plus vite ».
On nous matraque de pubs pour lingettes en tout genre qui « facilitent la vie ». Vraiment?

Les valeurs les plus importantes de la société de consomation sont la jouissance immédiate, l’utilitarisme, et l’abondance, voire même la surabondance.

Le bonheur est-il vraiment de se faire éclater la panse en bonne bouffe et bon vin toute l’année? Le bonheur est il de satisfaire immédiatement nos moindres désirs?

Jeûner pour combattre le péché

Jeûner, se priver volontairement de nourriture (sans mourir de faim, on mange moins mais ce n’est pas la grève de la faim non plus) est une démarche absolument contre culturelle.

Il est même difficile pour beaucoup de voir l’intérêt de se priver de nourriture. Le but est d’apprendre à se connaître, et à se contrôler. Et la nourriture est tout simplement une première étape accessible, très concrète, la porte d’entrée pour notre esprit et notre âme. Apprendre à restreindre sa gourmandise, son désir de manger ceci ou cela tout de suite, renoncer à un petit plaisir de temps en temps, nous aide peu à peu à renoncer à d’autres facilités, d’autres réactions par défaut, comme la colère, l’envie.

La gourmandise représente l’appétit de jouissance égoïste dont nous héritons à la naissance par le péché originel, c’est le premier des 8 vices de la tradition orientale de l’Eglise, le premier des 7 péchés capitaux de l’Eglise Latine. On le traite souvent légèrement, ce n’est pas si grave de trop manger, d’aimer les bonnes choses. Certes. Mais c’est symptômatique. C’est en laissant passer un désir plus ou moins anodin, jusqu’à ce qu’il soit hors de contrôle, qu’on arrive à tous les excès et à des péchés plus graves.

Et si on ne croit pas en Dieu ?

Ce qui est mauvais dans la gourmandise c’est cette image de vouloir TOUT, tout pour soi, la peur de manquer, écraser l’autre pour avoir plus, détruire un éco système pour avoir son nutella. D’ailleurs il y a eu récemment des émeutes autour d’une promo de nutella!

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Non le nutella n’est pas diabolique. Ni les gens qui voulaient profiter de cette promo.

Mais le fait que l’on puisse ressentir un tel besoin d’avoir ce petit plaisir, moins cher, un peu plus, un peu plus vite, cette indifférence qui se transforme en obsession, passer de ‘hé pourquoi pas un peu de douceur ‘ à ‘j’y ai droit! c’est mon pot! j’étais là avant! Put+++ dégage de là!!! »
tout cela est symptômatique d’un problème à plus grande échelle.
« absorber par la bouche, dévorer, c’est le symbole fondamental de toute captation » (P. Régamey)

La sobriété heureuse, la tempérance, c’est le contraire de l’envie, de la frénésie du toujours plus. Le jeûne c’est notre outil de base pour y arriver.
De même qu’une petite douceur de temps en temps ne fait pas de mal, se refuser la petite douceur de temps en temps est aussi une façon d’arriver à un équilibre entre l’acèse austère et l’hédonisme irraisonné. Tout est une question d’équilibre. L’Eglise, dans sa grande sagesse nous offre une alternance de temps de jeûn et de temps de fête.

 

 

 

Musée d’histoire naturelle – Raleigh

Je remarque qu’il y a pas mal de français à Raleigh, moins qu’à New York, mais quand même pas mal d’étudiants, de chercheurs, de touristes aussi, et les familles et amis qui leur rendent visite. Que faire à Raleigh?

Les guides touristiques vous proposeront toutes sortes d’activités, de sorties, d’hotels et de restos. Moi je vous propose de quoi occuper les enfants, et découvrir la culture américaine au delà du centre commercial et du mac Do.

Aujourd’hui le musée des sciences, où nous sommes allés récemment.
Il a l’immense avantage d’être gratuit.

Le musée est au coeur de la ville, à deux pas du capitole, et juste en face du musée d’histoire. Il est très grand, sur deux batiments de 3 étages chacun.
Il contient aussi un cinéma IMAX (payant). C’est très interactif et orienté pour les enfants.

De l’extérieur on le reconnait facilement au globe terrestre géant qui sert de facade d’un côté


Voici quelques photos de nos deux/trois dernières visites.

L’un des bâtiment est plutôt centré autour de ce qu’est la science, et de la recherche d’aujourd’hui. On peut y voir des scientifiques à l’oeuvre.

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ici un bureau vide mais ses posters sont sympas

 

il y a aussi une salle d’exploration, avec un nombre de places limités, où les enfants peuvent « jouer » au scientifique. Ils ont des fiches pour explorer un sujet particulier.

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L’autre bâtiment est beaucoup plus classique, on y trouve les différents habitats de la Caroline du Nord, des dinosaures, des météorites etc. Egalement une petite serre à papillons. Et une salle de « découvertes » qui est en fait une grande salle de jeux. Tout à fait bienvenue avec quatres petits.

Les salles principales :

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Un serpent dans la serre des papillons, il y a aussi un paresseux.

La salle de jeux de découverte. Il y a une ruche, une vraie ruche vivante 🙂

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on voit bien la reine, au centre de ses servantes, elle est un tout petit peu plus longue et foncée.

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plantes carnivores locales

 

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salle de jeux

lex orandi, lex credendi. Pourquoi je suis tradie, et ça pourrait vous arriver aussi…

Aujourd’hui je vais un peu raconter ma vie, non pas qu’elle soit si passionnante, mais parce que je pense justement ne pas être un cas isolé.

Je vais vous raconter la vraie raison pour laquelle nous allons à une paroisse catholique Byzantine plutôt qu’à une paroisse catholique romaine classique.

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La vraie raison c’est la transmission de la foi. La façon de prier et ce que l’on croit sont intimement liés. « lex orandi, lex credendi ».
J’ai grandi dans une famille de tradition catholique, on allait à la messe le dimanche dans notre petite paroisse de banlieue communiste. Je suis aussi allée dans un collège privé catholique. Pourtant la première fois que j’ai rencontré des gens qui témoignaient de leur foi, de la différence que faisait Dieu dans leur vie personnelle, j’étais au lycée, public, et elles étaient toutes musulmanes.
Ensuite j’ai eu la chance d’étudier à Paris, et d’avoir une vie de foi incroyablement riche et portée par une communauté exceptionnelle et par mes études en latin et grec.
Et puis je suis partie aux Etats Unis, où j’ai découvert la présence catho par les médias, les émissions de EWTN, les conférences sur vidéos ou par CD, les forums de discussion sur internet.

Enfin je suis revenue en France, de retour dans la vie paroissiale « normale », avec deux prêtres pour un secteur de 15 églises, une messe le samedi soir, une le dimanche matin dans l’église principale, et une par mois pour les autres villages. Un prêtre débordé par les tâches administratives et le deuxième peu investi (en raison de son âge , de sa santé etc.) Je résume et je schématise 10 ans d’expérience dans diverses paroisses de banlieue et de province, en vacances ou en week end, je ne vise aucune paroisse en particulier, c’est juste un constat général de ce que j’ai vu en dehors des grandes villes, des « grosses » paroisses en France.

Ce qui me gêne le plus, avec le peu de recul que j’ai maintenant, c’est le rôle que les prêtres ne tiennent pas. Ils n’ont pas le temps. Pas le temps de discuter après la messe, pas le temps d’offrir une permanence de confession, pas le temps de venir visiter un malade, pas le temps de saluer un nouveau paroissien, pas le temps de faire le caté aux enfants. A vouloir absolument gommer toute différence entre les prêtres et les laïcs pour ne pas en faire une personne de pouvoir ou que sais-je, on tombe dans l’excès inverse où le prêtre, qui a été ordonné, conformé au Christ, n’ose plus être cette figure d’autorité, de consolation, de miséricorde.

Quand j’ai eu mes enfants j’ai rejoint un groupe de discussion pour mamans, pour moi le plus important dans l’éducation est de les éduquer dans la foi, parceque ça fait une différence fondamentale dans la vie.
Croire en Dieu  ne se manifeste pas juste lors de la décision extra-ordinaire du type « l’oxygène de notre navette spatiale ne peut supporter la vie que de deux personnes, qui a la priorité? »  ou lors du décès de papi, c’est une question du sens de l’existence, de chercher à devenir meilleur, pour soi, pour les autres. Parce que parfois tout simplement renoncer à voir juste un épisode de plus de telle série fait effectivement de moi une meilleure maman que de le regarder. ça commence dans les petites choses.

Parce que dans un monde indifférent où tout se vaut, savoir que Dieu existe, qu’il nous aime personnellement et qu’il veut nous offrir une vie riche, cela n’a pas de prix.
Le fait d’avoir des enfants m’a fait réfléchir, comment ai-je grandi dans un environement catholique et sans entendre mentionner la présence réelle jusqu’à mes 20 ans?

Sans parler de la notion de péché, de conscience, de morale, de vertu, des oeuvres corporelles et spirituelles de miséricorde, des indulgences,  du sacrifice de la messe, du don de soi, du bréviaire, du rosaire etc. Toutes ces notions « du passé », parfois qualifiées de « dévotions passéistes », de « bondieuseries »  qui sont le trésor de l’Eglise.

Au fil des années et des discussions j’ai remarqué que les mamans auxquelles je voulais le plus ressembler, celles qui avaient de solides connaissances sur le Christ, celles qui semblaient vivre le plus en cohérence avec leur foi, étaient toutes dans des paroisses dites « tradies », ou dans des communautés très investies comme l’Emmanuel, et que celles qui étaient aussi engagées dans leur paroisse locale « complétaient » par de nombreuses retraites dans les lesdites communautés.
J’ai demandé à plusieurs pourquoi elles s’attachaient à ces pratiques, d’un autre âge, alors que l’Eglise, le Pape, tout nous pousse à aller de l’avant. Je leur ai demandé aussi si elles étaient nées dans ces familles tradies ou si elles avaient choisi cette forme du rite catholique plus tard (les deux si vous voulez tout savoir).
Leur réponse revenait systématiquement à ce que le latin résume parfaitement « lex orandi, lex credendi » .

La façon de prier reflète ce que l’on croit profondément. Et de la même façon, ce que l’on croit profondément finit par se manifester dans notre façon de prier, et de vivre au quotidien éventuellement.
Si l’on croit que ce morceau de pain est Jésus, Dieu fait homme, pour nous, non pas le genre humain en général, mais moi personnellement, comment ne pas manifester cette croyance? Ne mettrait-on pas son plus bel habit pour recevoir la reine d’Angleterre si elle s’invitait chez vous? pourtant ce n’est même pas notre pays!

Après des années de « traversée du désert » où je me suis accrochée à la foi en écoutant des dizaines de conférences sur la messe, toutes plus passionnantes les unes que les autres, pour me retrouver à la messe du dimanche où j’osais à peine me mettre à genoux pour la consécration pour ne pas avoir l’air de me croire mieux que les autres (un comble!) j’ai essayé « une messe tradie » c’est à dire selon le rite décrit par St Pie V, que l’on appelle communément la « messe en latin ». C’est un racourci car en réalité le latin est juste une langue, il est tout à fait possible d’aller à une messe « normale » c’est à dire de rite Paul VI, en latin,  mais c’est très rare.

Bref je suis allée assister à une messe de rite St Pie V (non pas la fraternité St Pie X, c’est encore autre chose)  pour simplifier disons que c’est la messe à l’ancienne, avec le prêtre qui tourne le dos à l’assemblée (ad orientem, tourné vers le tabernacle), avec des cierges sur l’autel, avec tout le monde qui s’agenouille plusieurs fois pendant la liturgie, avec des chants en grégorien etc.
J’ai trouvé ça beau. Simple. je n’ai pas tout compris, je n’ai pas tout suivi (car j’avais déjà deux bébés à gérer en parallèle) mais j’en suis ressortie avec le sentiment d’avoir trouvé ce qui me manquait, une foi partagée dans la présence de Jésus sur l’autel, une reconnaissance par tous qu’Il était vraiment là. Et la certitude qu’il s’y passe quelque chose qui change tout le reste.

J’ai lu ensuite le « bref examen critique  » des cardinaux Ottaviani et Bacci, qui est un peu le texte de référence de la mouvance « tradie », c’est assez court. Je l’ai lu le samedi saint en 2012, je l’ai terminé juste avant la veillée pascale.

Ce qui m’a le plus marqué est la critique de l’anamnèse:

Enfin, l’acclamation dévolue à l’assistance aussitôt après la Consécration :  » Nous annonçons ta mort, Seigneur… jusqu’à ce que tu viennes « , introduit, sous un déguisement eschatologique (22), une ambiguïté supplémentaire sur la Présence réelle.

On proclame en effet, sans solution de continuité, l’attente de la venue du Christ à la fin des temps, juste au moment où II est venu sur l’autel où il est substantiellement présent : comme si la venue véritable était seulement à la fin des temps, et non point sur l’autel.

Après avoir lu ce texte j’ai eu un sentiment de malaise, de trahison, l’impression que l’Eglise avait jeté le bébé avec l’eau du bain. Je ne dis pas que « c’était mieux avant », je n’ai pas connu avant. Et je suis d’avis qu’il y a toujours des tords partagés en cas de crise.

Mais comment en est-on arrivé, en seulement une ou deux générations, à des catholiques qui ne savent même plus ce qu’est l’Eucharistie? ou la Trinité? ou le péché?

Comment donner à mes enfants de connaître ce trésor?

peut-être qu’ils ne seront pas catholiques à l’âge adulte, mais au moins ils choisiront en connaissance de cause. Comment pourraient ils choisir s’ils ne connaissent qu’une version édulcorée, atténuée et partielle?

J’ai mis plusieurs années à me rendre régulièrement à une messe de rite St Pie V, j’ai finalement trouvé une église près de chez moi.

Quel changement! Un prêtre qui ne fait pas d’explication de texte mais qui nous invite, semaine après semaine, à la conversion, à vivre en chrétien, à prendre notre croix, quelqu’elle soit et à suivre le Christ. A donner aux pauvres, à reconnaître les pauvretés autour de nous, à être le sel de la terre, aujourd’hui, pas la semaine prochaine. à aimer notre prochain, à commencer par nos parents, nos enfants, la belle mère et le collègue.

A nous inviter à nous confesser, pas la semaine prochaine, à la célébration du pardon, mais là tout de suite, après la messe, et à prendre le temps de rester une heure, deux heures, le temps qu’il faudra.

Et ce n’est pas qu’un prêtre isolé, en vacances, en week end, j’ai recherché les messes tradies du coin, je suis parfois tombée sur une communauté peu acceuillante, mais toujours cette invitation à la conversion, des sujets de fond pour la vie quotidienne. J’ai même entendu des homélies sur l’argent, l’écologie, la pornographie..
J’ai également rencontré des prêtres extraordaires dans le rite romain « ordinaire » (la messe selon le Novus Ordo, dans la langue du pays, avec le prêtre tourné vers l’assemblée) mais leur point commun était une vie de prière intense, un amour des sacrements, et en particulier de la confession et de l’eucharistie. lex orandi, lex credendi.

Il est toujours possible de tomber dans l’excès inverse, et de se formaliser tant sur la forme, sur la lettre, qu’on en oublie l’esprit, mais j’ai l’impression qu’on en est au point où il n’y a tellement plus de forme, de cadre, de catéchisme, qu’on ne peut plus trouver l’Esprit. « Je ne suis pas venu abolir la loi mais l’accomplir » a dit Jésus, on s’est tellement débarassé des dévotions par peur de faire « par habitude » qu’on a perdu le sens de la prière quotidienne et de la messe dominicale. On a tellement fuit la lettre qu’on a perdu l’esprit que l’on espérait sauver ainsi.

Croire et prier vont de pair, comme l’esprit et la lettre, comme la vérité et la charité. Dissocier l’un de l’autre c’est tuer les deux d’un coup.  C’est un combat quotidien de trouver le bon équilibre entre les deux.

J’ai cherché une paroisse qui offre une messe de rite St Pie V, mais cela n’existe ici qu’une fois par mois à la cathédrale.
C’est trop peu. Le rite byzantin me permet de retrouver ce sens très concret de la présence réelle de Dieu parmi nous.
Voici la prière que l’assemblée dit juste avant de recevoir la communion

Je crois, Seigneur, et je confesse que tu es en vérité le Christ, le Fils du Dieu vivant, venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier.

Je crois encore que ceci même est ton Corps très pur et que ceci même est ton Sang précieux.

Que la participation à tes saints Mystères, Seigneur, ne me soit ni jugement, ni condamnation, mais la guérison de mon âme et de mon corps. Amen

Le rite byzantin est plus proche du rite romain traditionel que le rite romain tel qu’il est pratiqué dans les paroisses lambda que j’ai fréquenté. Voilà pourquoi je préfère aller à une liturgie de rite byzantin que de rite « ordinaire » romain.

Un bon tuyau pour des livres gratuits!

J’ai un secret pour les lire des quantités de livres quasiment gratuitement!  tous les livres que vous voulez ou presque!

Imaginez ce magasin, rempli de livres, en libre service, que l’on peut apporter chez soi, et en choisir de nouveaux chaque semaine…

Mais il devrait y avoir des émeutes devant la porte! Une file d’attente avec sacs de couchages!

Mon secret doit être bien gardé car il n’y a pas foule en fait compte tenu de ce qui est offert.
Bon j’arrête ma blague relou, je parle des bibliothèques bien sûr.

Je suppose que si vous êtes vaguement intéressé par mon blog vous aimez les livres d’une façon ou d’une autre, et vous allez déjà à la bibliothèque.

Mais je vais en parler quand même car il y a des trucs et astuces que j’ai découvert peu à peu et que j’aurais bien aimé connaître d’entrée de jeu.

En 2016, j’ai déménagé trois fois, et donc testé quatre nouvelles bibliothèques.
A chaque fois je commence par faire le tour, repérer les espaces enfants, s’ils sont pratiques, trop loin de l’espace adulte, ce qu’ils ont comme offre, y-t-il une partie médiathèque, une partie ludothèque etc.  Jusqu’ici rien d’extraordinaire.

Ensuite je regarde leur site internet. et là il y a de quoi faire. Je ne suis pas super branchée technologie mais là je fais l’effort. Je regarde TOUTES les pages en lien sur leur site, il y a des trésors cachés.
Comme leur catalogue en ligne, renouveller les emprunts en ligne, les autres bibliothèques du réseau, les horaires de ces autres bibliothèques, repérer aussi la plus grande du réseau et prévoir de la visiter. Regarder aussi s’il y a des services en ligne, type médiathèque virtuelle (pour regarder des films et documentaires peu connus), des méthodes de langues étrangères, des événements et animations aussi. 

On vient de commencer une nouvelle approche de notre langue vivante par un site inter-bibliothécaire, « mango ».

Par exemple en regardant vite fait sur le site de mon ancienne bibli je tombe là dessus!

Exposition de l’illustratrice Émilie Vast

Du vendredi 12 janvier au samedi 10 février 2018, Saint-Germain-lès-Arpajon

Exposition proposée par les éditions MeMo.
Illustratrice, auteure et plasticienne, Émilie Vast joue avec les lignes pures, la couleur en aplat et le contraste. Inspirée par les arts graphiques du passé, amoureuse de la nature, elle met en scène plantes et animaux, comme autant de personnages venant raconter leurs histoires dans des illustrations stylisées, douces et poétiques.
Médiathèque de Saint-Germain-lès-Arpajon
Tout public
Aux horaires d’ouverture de la médiathèque

Ahhh comme j’aimerais pouvoir y aller!
Une fois que vous avez consulté en détail le site de votre bibliothèque municipale, ou du groupement de commune, cherchez aussi la bibliothèque départementale qui propose encore d’autres choses!

 

Voilà donc jusqu’ici j’espère que vous faites déjà cela, ça vaut la peine d’explorer les sites internet, il y a des possibilités auxquelles on ne pense pas toujours.

Mes trucs et astuces moins communs :

-Jeter un oeil aux bibliothèques de vos lieux de vacances, même si c’est seulement pour une semaine, si ça se trouve il y a une soirée jeux  de société en famille, ou un spectacle pour enfants juste cette semaine là.

-Aller régulièrement, si possible sur le même créneau, pour connaître les bibliothécaires. Ce sont souvent des passionnés et les échanges sont intéressants, et quand on commence à bien se connaître ils savent nous recommander des livres que nous apprécierons.
Demander la démarche à suivre pour faire des suggestions, celle pour commander les livres disponibles dans d’autres bibliothèques (si ce n’est pas sur leur site)

-le problème numéro un des bibli, à mes yeux, est souvent la pauvreté du choix. C’est particulièrement flagrant ici à Raleigh, on voit clairement la ligne directrice des personnes en charge. Ici on trouve plusieurs copies des livres à la mode, les livres des stars de la télé sont sur représentés, les livres de cuisine aussi, les séries type « winx  » etc. Il s’agit tout simplement de répondre à la demande, de proposer ce qui va plaire au plus grand nombre. On trouve ça aussi en France dans une certaine mesure, des rayons entiers de romans à l’eau de rose et de titeuf.
Ma petite astuce à ce niveau là est de réserver en ligne, par le catalogue, ou directement au guichet. Venir avec sa petite liste et passer commande, comme à la librairie. Et je suis persuadée que ça fait une différence. Demander des classiques, semaine après semaine, finit par « payer ».
Chaque semaine je réserve une demi douzaine de livres sur les sujets que nous étudions, ou selon l’inspiration du moment. Certains sont décevants, certains sont de belles surprises!

-dans le même but, « recruter  » une autre famille avide de bonnes lectures. Plus un livre sort, plus un livre et demandé, et plus la bibliothèque sera encline à en commander d’autres du même genre. Se mettre à plusieurs familles pour suggérer le même achat permet souvent de l’obtenir. Je pense par exemple aux beaux livres onéreux comme animalium ou botanicum. 

-demander la limite maximum d’emprunts. à Raleigh il n’y a pas de limite. J’emprunte une cinquantaine de livres par semaine. Oui oui 50. Gratuitement! c’est fou quand même!

En France je n’ai encore jamais vu d’emprunt illimité, mais plutôt une dizaine de livres par personne. Ce qui revient au même si les enfants peuvent avoir chacun une carte 😉 Emprunter  beaucoup de livres, même si on les lit pas tous en entier, permet d’augmenter la fréquence de sortie des bons livres, oui je vois bien que c’est très calculateur mais ça fait vite une différence, et de façon moins tortueuse c’est juste chouette d’avoir le choix entre plein d’albums, de commencer plusieurs romans d’adulte au calme, quand les enfants sont couchés, avant d’en choisir un seul à vraiment lire et finir. J’aime aussi beaucoup les livres documentaires, que je feuillete comme des magazines, jardinage, cuisine, créations etc.


-dernière astuce que pas mal de familles connaissent: nous avons une étagère dédiée. Ainsi pas de livre perdu! En fait chez nous c’est un panier qui occupe toute la table du salon. On vient prendre une petite selection chaque soir pour les histoires du soir et je les redescends aussitôt les enfants couchés.

à Raleigh

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le même livre en deux ou trois copies et un bébé qui joue à cache cache

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atelier maison de pains d’épice pour Noël

les nouveautés

en France:

petite bibli du village de mes parents

la ludothèque dans notre ville précédente

et la bibli

on aperçoit le reste de la bibli au fond, avec même des transats pour les bébés!

Avez vous aussi des petites habitudes à votre bibli? Des astuces que je ne connais pas?

Trouver le temps de lire pour soi

Un des effets secondaires de l’école à la maison en général, et de la pédagogie Charlotte Mason en particulier, est que l’on a envie de tout lire!
Ce qui est très frustrant car à mesure que l’on lit on pense à d’autres livres à ajouter à la liste. Bref plus on lit et plus on a envie de lire.
Malheureusement les journées n’ont que 24h et dans une vie de maman la lecture loisir ou pour la culture personnelle n’est pas une priorité.

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Je vous partage donc les obstacles que j’ai rencontré et les solutions que j’ai trouvées, ou que l’on m’a gentiment suggéré.

Challenge n°1 le syndrôme du mono-neurone. 
Je suis très touchée par le syndrôme du mono neurone. Mes capacités intellectuelles sont réduites pendant la grossesse ET l’allaitement. J’ai beaucoup de mal à me concentrer, j’oublie toutes sortes de choses, je cherche mes mots, je suis aussi hyper sensible à toute émotion.. bref le cliché de la femme enceinte.
Et malheureusement pour moi ça ne s’arrange qu’avec la fin de l’allaitement. Et je viens de passer 8 ans de ma vie enceinte ou allaitante, avec de brèves périodes entre deux.
Dans ces moments là j’ai juste besoin de sentir que je sais encore lire, et aussi besoin « d’accomplir « , de « terminer » quelque chose.

Ce qui a marché pour moi:

-relire. Revenir à un livre que l’on a aimé, comme retrouver un vieil ami. Un livre que l’on a déjà lu, qui nous à plu; j’ai un peu l’angoisse (complètement irrationelle) de ne pas finir les livres que je commence, avec un livre déjà lu pas de souci, je l’ai déjà lu! Par exemple un classique lu pendant la scolarité qui vous avait plu; j’aimais bien les Victor Hugo, Balzac.

choisir une série. Les mêmes personnages reviennent, la trame est similaire, ça aide à se repérer, à apprécier l’histoire même si on est interrompu souvent. Exemple: la série des Father Brown de Chesterton, la série des Harry Potter évidemment! la série des petites maisons dans la prairie etc.

préférer un livre « accessible ». Ce n’est pas le moment de se plonger dans Proust ou Kant. Mais un bon roman de jeunesse ou une histoire trépidente, un agatha Christie par exemple.

 
Challenge n°2 – j’ai pas le temps… 

et c’est vrai! Les journées passent vite, et la fatigue s’installe peu à peu.Les enfants sont bien mignons mais s’installer pour lire un chapitre entier relève vite de l’extraordinaire.
Ce qui marche pour moi:

changer les habitudes! 

j’avais pris l’habitude d’aller discuter sur Facebook ou sur un forum pendant les temps morts. Ce n’est pas une mauvaise chose en soi, mais il faut juste se rendre compte que ça devient vite une habitude. à chacun de décider si c’est une bonne ou une mauvaise habitude. Pour moi c’en était une mauvaise. Pour changer une habitude j’aime bien le « truc » de rendre l’habitude à changer plus difficile, et la nouvelle plus facile.
Donc si je préfère lire un livre que mon fil d’actualité je peux me déconnecter à chaque fois, installer leachblock, et aussi mais surtout trouver comment simplifier mon accès à la nouvelle habitude!

choisir. Nous avons un temps de calme après le repas du midi, pendant la sieste des petites. c’est un peu MON temps libre. Alors je peux faire une vidéo de sport, ou je peux lire…. bref ne cherchez pas de conseils fitness ici.

Lire plusieurs livres à la fois, des styles et des sujets variés selon l’inspiration du moment.

Tenter les liseuses. Alors personnellement je n’ai pas du tout accroché, mais j’ai essayé. Certaines bibliothèques en prêtent.

recourir aux livres audio. J’utilise beaucoup les livres audio pour les grands classiques. j’emprunte le texte à la bibliothèque, et je cherche sur youtube l’audio. Je sais qu’il existe plein d’autres ressources pour les livres audio, audible a l’air très chouette, malheureusement je ne suis pas douée et je n’ai jamais compris comment aquérir des livres dessus! dommage!

Challenge n°3 -je ne sais pas quoi lire

L’erreur à ne pas faire est de demander des recommendations à n’importe qui. Désolée de le dire mais parfois les bibliothécaires ne sont pas de bon conseil. Ils font un travail formidable, mais rien ne vaut une personne qui vous connaît bien, et qui partage la même vision du monde. 

Tester les grands classiques, type les listes des 10, 50, 100 livres de tous les temps. Il y a une raison pour laquelle les classiques deviennent classiques.

explorer différents genres au delà du roman. De la poésie, du théâtre, une biographie, un essai sur un sujet d’actualité, un livre de théologie etc. J’ai la chance de pouvoir lire en anglais, et j’ai découvert ce groupe extraordinaire qui propose des listes de lectures chaque année. Les lectures sont variées, solides, passionnantes. Je n’arrive pas à lire toutes les listes chaque année, mais je m’en inspire entre deux lectures personnelles.

pas de complexe. Ce livre qui vous impressionne, réservé à une « élite », lisez le! et si ça ne vous va pas, fermez le. N’hésitez pas à ne pas finir un livre. Parfois on traine un livre entamé mais pas fini pendant des mois… comme un poids mort sur la table de nuit. Il n’y pas de honte à ne pas finir un livre, ou à sauter un chapitre qui traine en longueur. Mais j’aime mettre un point final, tout simplement dire « non, décidément ce livre ne me va pas » et passer à autre chose. c’est libérant.

Bonne lecture!

Charlotte Mason et la tradition classique- « Controverse »

J’ai dit que j’allais expliquer pourquoi le livre que j’ai présenté ici a été sujet à controverse. Mais je n’arrive pas à résumer les articles, c’est très détaillé et je n’ai pas trop le temps d’étudier toutes les nuances.

Du coup je ne peux pas vous faire de résumé.
Je vous mets quand même les liens si vous souhaitez lire vous-même :
le livre de Karen Glass a été publié en 2014.

Voici juste un article   pour donner une idée de l’accueil général chaleureux et enthousiaste.

en 2016 Art Middlekauf a écrit un long article sur son blog Charlotte Mason Poetry
qui a créé une sorte de clivage si j’ai bien compris.
auquel Karen Glass a répondu ici
et qu’il a repris également ici

Voilà donc l’histoire en quelques mots.
Je voudrais rapidement présenter Art Middlekauf.  J’apprécie énormément son travail pour mettre en valeur l’aspect spirituel de l’éducation selon Charlotte Mason.
Je dirais que son blog (je dis son blog mais ils sont une équipe) est une ressource pour les mamans qui souhaitent creuser davantage après avoir lu les 6 volumes de Home Education. Il publie des articles de la revue des parents éducateurs, des poèmes de Charlotte Mason, des réflexions de parents également. C’est un blog qui parle des changements profonds qu’entraîne une éducation CM, pas seulement pour l’éducation des enfants ou même l’atmosphère à la maison, mais qui touche à tous les aspects de la vie.

J’avoue qu’en tombant sur ce livre à la bibliothèque je ne m’attendais pas à devoir pousser ma réflexion et mes lectures à ce point.
Je pensais lire un livre sur l’héritage de la culture classique dans la pédagogie  de Charlotte Mason, son amour pour Plutarque, AEsope et la place des auteurs latins et grecs dans une éducation CM.

J’ai l’impression que cette « controverse » est un gros malentendu, entre la génération qui a redécouvert CM et l’a « vulgarisée » et la génération suivante qui s’enthousiasme, approfondit et cherche les détails à peaufiner. Il me semble que le livre de Karen Glass était sans doute trop approximatif et qu’Art Middlekauf  a pris à coeur de clarifier chaque détail. Du coup c’est impossible de résumer car il reprend pas mal de citations que j’ai complétement zappées dans le résumé du livre.

Je comprends que Karen Glass se soit sentie attaquée personnellement, car la critique est vraiment longue, aussi exigente que pour une thèse, alors qu’elle n’avait la prétention que de « discuter autour d’un café » de ce que lui inspire CM dans le cadre de l’éducation classique.
En très gros il démontre que « consider this » fait dire à CM le contraire de ce qu’elle pense en utilisant des citations hors de leur contexte.

Je voudrais malgré tout partager ici la conclusion de Art Middlekauf qui résume la motivation profonde de sa critique si détaillée.

 Dans ma propre vie, les idées de Charlotte Mason se sont matérialisées et m’ont permis de construire une relation vivante avec la nature, la musique, l’art , la littérature et le Dieu Triune. Charlotte Mason a réussi cela en prêchant le code d’éducation qu’elle a trouvé dans les Evangiles, et en observant le mystère et la beauté de l’être humain. Mlle Mason n’a pas atteint ce but en donnant de nouveaux habits à de vieilles idées du passé greco-romain.

Dans l’Evangile de Matthieu, Jésus dit  » Et on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, les outres éclatent, le vin se répand, et les outres sont perdues. Mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le tout se conserve. ” (Matth 9:17, traduction liturgique). Le témoignage de Charlotte Mason, dans ses propres termes, est qu’elle a offert au monde un vin nouveau sous la forme de sa philosophie de l’éducation. N’essayons pas de mettre ce vin dans de vieilles outres. Etrennons les outres neuves, pour que ce vin nouveau puisse se conserver.

 

Vis ma vie de maman IEF -janvier 2018

Voici à quoi ressemble une vraie séance d’IEF chez nous. C’était une bonne journée.

Juste pour la partie formelle. Il y a d’autres aspects (lectures, sorties, bricolages  etc.)

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voici mon planning, je coche au fur et à mesure ce qui est fait. c’est notre fonctionnement du moment.

 

8:35 On commence toujours par une petite prière
8:36 oui c’est vraiment une courte prière. On commence la lecture de la Bible. Aujourd’hui on termine le deuxième livre des Macchabées. Je commence la lecture.

8:38 un enfant décroche et rêve, commence à triturer les crayons sur la table. Difficile de suivre toutes ces guerres ! Alors on sort les crayons du pot. Une paire de ciseaux représente chaque chef. Les règles sont les armées ennemis. La bataille commence.

Les garçons sont ravis. Ma grande fille part jouer. Le bébé essaie d attraper les ciseaux.

Ça y est les ennemis sont exterminés! La tête du méchant accrochée au temple en avertissement aux ennemis. Hmm hmm pour les valeurs de tolérance on repassera.

remise en question n°1 faut il censurer la Bible?

8:50 On passe à la poésie. Le laboureur et ses enfants. On répète deux lignes à la fois, on relit toute la poésie et on en parle. Bébé essaie de dessiner dans la bible.
« C’est quoi l’Oût? « c’est quand mon anniversaire?  » c’est demain mon anniversaire?  » ma petite fille chante maintenant « joyeux anniversaire »
8:57 calcul mental 4+3 =7 (oui on n’est pas en avance, on rame toujours avec les nombres jusqu’à 20) 5+1=6 retire le bébé de la table 3+4= euhhhhh calcule sur ses doigts.. 7

remise en question n°2 comment le faire progresser en calcul mental. prévoir des fiches? 

5-1= 4 10+1=11 retire le bébé de la chaise 7-2= retire le bébé de l’étagère

9:00 J abandonne tout velléité de mouvement libre ( j ai oublié le nom de la philosophie du déplacement sans entrave des bébés). Bref, hop dans son parc avec les duplos.

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note mentale de combien de temps elle va passer dans son parc, pauvre trésor

Pendant ce temps la la grande aligne ses paires de chaussures ( données hier par une amie qui a 3 filles juste un peu plus grandes).

9:03 On passe aux maths proprement dites. On fait une pause de la méthode Lyons qui commençait à peser. On fait les petites fiches de Marc Le Bris pour consolider les bases.

9:05 Commence alors la grande litanie des toilettes.

 » mamaaaaann tu peux me nettoyer les fesssssesss?  »

On reprend les maths.

9:15 Le grand très motivé propose de poursuivre avec l écriture! C’est tellement rare!

j’ai l’impression de voler sur un petit nuage d’IEF. « mon fils a envie d’apprendre » le choeur des anges s’exclame « alleluia! » 


9:17 je prépare l’ardoise pour numéro deux qui commence tout juste le graphisme « formel »

9:20 « mamannnnn tu peux me nettoyer les fesseuuuuh?  »

9:22 n° 2 a fini et demander à dessiner ce qu’il veut sur l’ardoise. Ok bonne idée . Il court chercher son tank. Les cercles si hésitants en graphisme sont tellement plus affirmés sur le tank 😉

Remise en question n°3 Je m’entête a lui faire faire du graphisme parce que j ai encore de l appréhension. Peur de ne pas en faire assez. Je me rappelle en maternelle  d’avoir pleuré sur ma feuille car je n arrivais pas à faire les ronds.

Je me perds à réfléchir à la question: continuer à faire du graphisme? Commencer les lettres?

9:27 Ma fille apporte son masque de poney rooooose. Et ses chaussures de princeeeeessse.

9:28 On passe à la lecture de l’histoire des États Unis, via l’Angleterre. Charles se fait couper la tête. Décidément c’est le thème du jour! Cromwell meurt. William Penn fonde la Pennsylvanie. Les quakers sont pacifiques.  » moi aussi je veux être quaker » dit mon fils.

‘Moi aussi’ je pense! Est il trop petit pour voir Haksaw ridge? oui certainement. Mais je le note pour plus tard… d’ici une dizaine d’années! lol

9:35Le bébé devient tout rouge. Troisième pause toilettes. On a manqué le pot de peu. Il faut bien 5 min pour tout nettoyer et remettre une couche. Je tente une sortie de sa prison terrible.

On reprend nos amis quakers à Philadelphie. Après quatre interruptions pour sauver des livres des gribouillages je remets bébé dans son parc.

remise en question n°4 pourquoi je me soucie de sa liberté de mouvement? elle est tout à fait heureuse avec ses jouets dans son lit parapluie! 

Donc les quakers, William Penn achète la terre aux peuples indigènes, il n’y aura jamais de guerre sous son gouvernement.

« Mamaaaaaaaaaaaaaaaaan !! regarde je suis une princesse-cheval orpheline! » imite le cheval et part en courant avec ses claquettes aux pieds

 

9:40 Langue vivante! je sors l’ordinateur pour notre toute nouvelle approche sur un site en ligne. ça s’appelle mango qqch, c’est fourni par la bibliothèque!

L’ordinateur est un gros succès. Chouette!

9:55 Et voilà le plus gros est fait. Je sors les crayons de couleur pour le cours de dessin. On n’a pas de bon papier pour faire l’aquarelle recommandée par Charlotte Mason. On a une bonne palette et 3 de couleurs à l’eau vraiment de piètre qualité. mais sur le papier imprimante ça bave de partout. Ce sera pour plus tard.

10:20 à leur demande on écoute l’artiste du moment (tchaikovski) et on enchaine avec une histoire de Pierre Lapin trouvée récemment chez Emmaus. N°2 sort son harmonica, ça compte comme éducation musicale,  n’est-ce pas? 

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Et voilà le programme est couvert pour aujourd’hui. Il nous reste la lecture suivie des Chapardeurs pour plus tard. Et un bel album sur la vie de William Penn déniché en bibli.

On n a pas fait de gym ou de chanson non plus. Ce sera pour demain.